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Sur l’Acropole, symbole de civilisation et de la première démocratie de l’humanité, deux cents filles et fils du peuple grec, deux cents militants communistes, ont jeté à la face des bandits et des voleurs de l’Union Européenne et de leur propre gouvernement de trahison nationale, une immense banderole qui proclame : « Peuples d’Europe, soulevez vous ! ».

Nouveau slogan :
Euro inhumanum est, perseverare diaboliqui (L’euro est inhumain, la persévérance est diabolique)
Nouveau symbole :

En renonçant à son 1er traitement, celui de Véolia, M. Proglio fait jurisprudence. Il oblige ainsi le Directeur des ressources humaines du Parti socialiste à faire de même, en renonçant à son premier traitement, devenu indu, celui de Président de la République. Et ce sera justice, étant donné qu’il n’occupe pas réellement la fonction !
Écoutez :

Pour mémoire, en 2008, l’État a octroyé aux 78 députés français au Parlement européen une enveloppe globale d’indemnités de 8 034 650 euros.
Coût mensuel d’un député français au Parlement européen : 28 000 euros, hors notes de frais et dédommagements divers.
Pour faire "LA MALIGNE" parce qu’il y a "UN PEU DE PRESSE !"
Souveraineté de la France, Unité de la Nation, Indivisibilité et Laïcité de la République.
Président : Jacques Myard

Ça fait peur. Il y aurait donc des comploteurs, « des forces les plus secrètes » qui ourdissent dans l’ombre pour s’attaquer au Président de la République française. Que faire ? En référer au Conseil de sécurité des Nations unies ? A l’OTAN ? Aux terribles « Forces européennes », les seules - hormis l’armée U.S. - qui peuvent agir en s’affranchissant du droit international ?
Non, restons calme. Tout d’abord, identifions ces putschistes. Là, Yves Jégo nous donne de précieux indices : « Il y a d’un côté ceux qui désespèrent de la gauche, et qui, n’ayant plus d’armée officielle, veulent développer une forme de terrorisme intellectuel dans notre pays. » Il s’agit donc d’une armée non officielle de désespérés, prêts à se livrer au « terrorisme » -heureusement « intellectuel ». (Pour l’instant) « De l’autre côté, viennent s’ajouter ceux qui veulent garder leurs avantages acquis et qui ont peur du changement. » Ouf ! Ceux-là doivent être plus raisonnables... Sauf que Yves Jégo pointe le vrai danger, la collusion des désespérés précités et de ces nantis conservateurs : « Il y a là une conjonction d’intérêts inédite sous la Ve République. C’est la première fois que l’on veut « abattre » avec tant de force un président de la République ».
Fort de ces renseignements, j’ai recherché qui pouvait être cet ennemi de l’intérieur qui complote contre le Président de la République. Et j’ai trouvé : le 15 était annoncé par une dépêche AFP qu’un « appel du 14 » paraîtrait dans le journal Marianne du 16 février. 17 signataires avaient bien paraphé cet « appel » intitulé « Pour une vigilance républicaine », dont voici le texte :
| « Les soussignés se réclament de sensibilités très diverses, et ils ont sur un certain nombre de sujets importants des positions très différentes, mais ils ont malgré tout en commun un certain nombre de convictions et de valeurs qu’ils entendent réaffirmer.
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M. Jégo a raison sur un point : si le Président de la République n’est pas nommément cité, c’est évident qu’il est en ligne de mire des signataires de ce texte : « pouvoir purement personnel », « laïcité », « indépendance de la presse » sont bien les thèmes habituels des critiques à son endroit. De là à voir en cette compilation de tièdes reproches éculés une manœuvre régicide, il y a un gouffre.
Le quatrième point de cet appel est révélateur sur la nature de ce rassemblement : après avoir précisé qu’ils divergeaient « sur un certain nombre de sujets importants » les signataires affirment avoir « en commun un certain nombre de convictions et de valeurs » au rang desquelles « préserver l’indépendance nationale » et « construire une Europe propre à relever les défis du XXI° siècle. »
Les 17 signataires partagent donc les mêmes convictions et valeurs sur la construction européenne. C’est très intéressant de savoir que ceux qui ont voté non à la ratification du traité de Lisbonne sont malgré tout des européens convaincus qui partagent ces convictions et valeurs avec François Bayrou qui déplore, lui, que le traité n’aille « pas assez loin », ce qui signifie en clair que les abandons de souveraineté n’y sont que trop modestes.
Ces nouveaux opposants ne perçoivent aucune contradiction à se réclamer des principes républicains pour critiquer le Président alors qu’ils sont majoritaires à voter l’abandon de la réalité du pouvoir à une instance étrangère supranationale, et que ceux d’entre eux qui ont tout de même voté contre n’hésitent pas - dix jours après - à affirmer partager les mêmes convictions et valeurs que les européistes les plus fervents. De qui se moque t-on, sinon du peuple français ? Quels principes républicains peuvent-ils défendre, sinon ceux de l’apparence, de la mise en scène d’une vie politique sans prise réelle sur les évènements, réduite à des conflits d’ambitions personnelles ?
Je crois, sans craindre de trop m’avancer, pouvoir rassurer Yves Jégo : tant qu’il n’aura à craindre que ce rassemblement de révolutionnaires en peau de lapin, le Président de la République n’ait pas à s’inquiéter. Quand bien même cette mayonnaise prendrait, il lui suffirait de distribuer quelques postes pour acheter - très bon marché - non seulement la paix, mais aussi la complicité de ces putschistes avec lesquels il est d’accord sur l’essentiel : soumettre la France au pouvoir étranger et cacher la réalité aux Français derrière le paravent d’une pseudo démocratie réduite à la pertinence d’un sitcom.
Du côté des opposants de circonstances comme du côté du pouvoir, la fuite en avant dans la grandiloquence s’accélère : on emploie de grands mots, on manie de profonds concepts, mais tant qu’on n’en tire aucune conséquence, tant qu’on n’assume aucune contradiction, on ne fait que vider les mots de leur sens. Sans vouloir appeler au meurtre, on peut tout de même regretter que le ridicule ne tue pas, ce qui mettrait tout le monde d’accord.
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