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Sur l’Acropole, symbole de civilisation et de la première démocratie de l’humanité, deux cents filles et fils du peuple grec, deux cents militants communistes, ont jeté à la face des bandits et des voleurs de l’Union Européenne et de leur propre gouvernement de trahison nationale, une immense banderole qui proclame : « Peuples d’Europe, soulevez vous ! ».

Nouveau slogan :
Euro inhumanum est, perseverare diaboliqui (L’euro est inhumain, la persévérance est diabolique)
Nouveau symbole :

En renonçant à son 1er traitement, celui de Véolia, M. Proglio fait jurisprudence. Il oblige ainsi le Directeur des ressources humaines du Parti socialiste à faire de même, en renonçant à son premier traitement, devenu indu, celui de Président de la République. Et ce sera justice, étant donné qu’il n’occupe pas réellement la fonction !
Écoutez :

Pour mémoire, en 2008, l’État a octroyé aux 78 députés français au Parlement européen une enveloppe globale d’indemnités de 8 034 650 euros.
Coût mensuel d’un député français au Parlement européen : 28 000 euros, hors notes de frais et dédommagements divers.
Pour faire "LA MALIGNE" parce qu’il y a "UN PEU DE PRESSE !"
Souveraineté de la France, Unité de la Nation, Indivisibilité et Laïcité de la République.
Président : Jacques Myard

Peu de gens, et guère de caméras. Le temps est loin des cars de manifestants venus de la France entière. Les vieux communistes sont aux allichamps et les socialistes ont trahi. Evidemment, on ne se déplace pas volontiers un lundi -il faut exercer un métier aux horaires souples- ni en février. Louis-Philippe disait qu’on ne fait pas de révolution en hiver, ce qui ne l’empêcha pas d’être renversé en février. Dans les rues, d’aimables CRS, serviables comme des hôtesses d’accueil, orientaient les arrivants vers les diverses manifs (car on ne se mélange pas entre opposants, non mais !).
Un hippie schnouffé, hors d’âge, le fou de service, insultait les keufs dans l’indifférence générale.
Nous allâmes d’abord à la manif des souverainistes, porteurs de drapeaux tricolores en berne, puis à celle d’Attac, où les bannières arboraient le sigle à pourcentage. Une pasionaria y adjura les manifestants de rentrer chez eux par un chemin leur évitant de rencontrer les souverainistes, ces gens étriqués « avec qui nous n’avons rien en commun ». On y prônait l’amitié entre les peuples et l’abolition des frontières. Souriez, financiers ! Riez, européïstes ! Vous pouvez dormir sur vos deux oreilles avec de tels adversaires.
Près des grandes écuries, un cordon de robots-cops bonnasses, déguisés en martiens de série télévisée, jouait le rôle des Gardes Françaises empêchant le peuple d’entrer au château. Et dans le château, les traîtres abolissant la République. Combien d’entre eux, soixante-huitards repentis, crièrent-ils dans leur jeunesse : « CRS-SS ! » ?
Versailles dans toute sa splendeur. Cette bâtisse prétentieuse n’a jamais été, depuis trois siècles, que l’antre de la tyrannie et le théâtre de la trahison. A chaque génération, des classes dominantes sans cesse renouvelées reprennent le même pli : vanité, fermeture en caste, mépris de leurs concitoyens, platitude devant l’éphémère Permanent du Spectacle qui les domine pour un temps, rouerie et naïveté, lâcheté et ragusade, entraînant chaque fois un peu plus bas dans le déclin notre si beau pays. La Grande Révolution et ses suites, qui coûtèrent, hélas, maintes vies, ont fait disparaître des centaines de monuments magnifiques. Mais ce monstrueux palais reste inchangé, tendant ses tentacules au bout de sa longue avenue. Monument au malheur de la France et de l’Europe. Il paraît avoir été bâti pour cela.
En voyant rejouer pour la dixième fois la même sinistre pièce, l’abus de pouvoir rendant illégitime le pouvoir légitime, le peuple bafoué, les gardes protégeant les traîtres, je songeais à ce que Marc Bloch écrivit pendant l’Occupation : « Les faits l’ont aujourd’hui prouvé : l’indépendance nationale à l’égard de l’étranger et la liberté intérieure sont indissolublement liées, elles sont l’effet d’un seul et même mouvement. Ceux qui veulent à tout prix donner au peuple un maître accepteront bientôt de prendre ce maître à l’étranger. Pas de liberté du peuple sans souveraineté du peuple, c’est-à-dire sans République. »
Christian Darlot 7 février 2008
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