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« - Qu’est-ce qui vous surprend le plus chez les humains ?
Confucius a répondu :
Ils perdent leur santé à faire de l’argent et par la suite perdent tout leur argent à tenter de la retrouver. En pensant anxieusement au futur, ils oublient le présent, de sorte qu’ils ne vivent ni le présent ni le futur.
Finalement, ils vivent comme s’ils n’allaient jamais mourir, et ils meurent comme s’ils n’avaient jamais vécu... »
La justesse de l’analyse d’Acrimed est parfaite.
Comment est-ce possible qu’un "journaliste" regarde ses enfants dans les yeux après avoir camouflé de tels crimes ?

A lire : Afghanistan : bavures de presse
qui a dit cette incroyable vérité avant de mourir :
"Je me suis trouvé au centre de toutes choses. Aucun étranger important ne s’est rendu aux États-Unis sans [venir] me parler. J’étais proche du mouvement qui assura à Roosevelt son investiture. Il m’a donné carte blanche pour le conseiller. Tous les Ambassadeurs me faisaient fréquemment des comptes-rendus."
Comme il est impossible de comprendre les évènements actuels sans connaître son histoire, je vous invite à visionner les conférences de Pierre Hillard ou à lire ce remarquable texte de Manuel de Diéguez.
Le CRIIGEN dénonce les avis précédents de l’EFSA, de l’AFSSA et de la CGB, comités européen et français de sécurité des aliments, qui se sont prononcés sur l’absence de risques sur ces tests de 90 jours seulement, pour lesquels ils n’ont pas analysé eux-mêmes dans le détail les statistiques. LIRE LE COMMUNIQUÉ DU CRIIGEN

Ce livre, c’est De l’inégalité parmi les sociétés, du professeur de physiologie à l’Université de Californie Jared Diamond, paru chez Gallimard dans la prestigieuse collection NRF. Voici comment ce professeur américain démontre que l’unification de l’Europe est non seulement impossible, mais mènerait de plus à l’obscurantisme. L’extrait suivant est tiré des pages 427 à 431.
"Pourquoi la Chine a-t-elle perdu son avance technologique au profit d’une Europe autrefois si en retard ? La fin des grandes expéditions maritimes de la Chine nous donne un indice. Sept expéditions étaient parties de Chine entre 1405 et 1433. Puis elles furent suspendues à la suite d’une aberration typique de la vie politique locale qui pourrait se reproduire n’importe où dans le monde : une lutte de pouvoir opposant deux factions au sein de la cour chinoise, les eunuques et leurs adversaires. C’est la première faction qui envoyait et commandait les flottes. Lorsque la seconde faction prit le dessus, elle décida donc de mettre un terme aux expéditions, puis finit par démanteler les chantiers navals et interdire la navigation de haute mer. L’épisode rappelle la législation qui a mis un coup d’arrêt au développement de l’éclairage électrique public à Londres dans les années 1880, l’isolationnisme des Etats-Unis entre la Première et la Seconde Guerre mondiale et divers reculs d’autres pays, tous motivés par des questions politiques locales. En Chine, cependant, la différence venait de ce que la région tout entière était politiquement unifiée. Il suffisait d’une décision unique pour interrompre les expéditions dans la Chine entière. Ainsi une décision temporaire devint-elle irréversible, parce qu’il ne subsista aucun chantier naval pour fabriquer les navires.
Il reste à comparer ces épisodes à ce qu’il arriva lorsque les expéditions commencèrent à se multiplier depuis l’Europe politiquement fragmentée. Italien de naissance, Christophe Colomb changea d’allégeance, au profit d’abord du duc d’Anjou, puis du roi du Portugal. Ce dernier lui ayant refusé les navires qu’il demandait pour explorer l’ouest, Christophe Colomb s’adressa au duc de Medina Sidonia, qui refusa à son tour, puis au comte de Medina Celi, qui fit de même, et enfin au roi et à la reine d’Espagne, qui repoussèrent sa première requête pour finalement céder à une nouvelle sollicitation. L’Europe eût-elle été unie sous l’autorité de l’un des trois premiers souverains que la colonisation des Amériques aurait sans doute avorté.
En fait, c’est précisément parce que l’Europe était fragmentée que Colomb réussit, après cinq tentatives, à persuader un prince européen, parmi des centaines, de le parrainer. Dès que l’Espagne eut ainsi amorcé la colonisation européenne de l’Amérique, d’autres Etats européens purent voir les richesses affluer en Espagne et six autres se lancèrent à leur tour dans l’entreprise. Le même scénario se reproduisit en Europe avec le canon, l’éclairage électrique, l’imprimerie, les petites armes à feu et d’innombrables autres innovations ; dans certaines parties de l’Europe, chacune de ces innovations fut au départ négligée, quand elle ne suscita pas une franche hostilité pour des raisons idiosyncrasiques ; mais, sitôt adoptée dans une région, elle finit par se propager au reste de l’Europe.
Les conséquences de la désunion européenne forment un contraste aigu avec celles de l’unité de la Chine. Régulièrement, la cour chinoise décida d’arrêter un certain nombres d’activités : elle abandonna la mise au point d’une machine à filer hydraulique, recula au seuil de la révolution industrielle au XIVe siècle, démolit ou abolit quasiment les horloges mécaniques après avoir ouvert la voie, et tourna le dos aux systèmes mécaniques et à la technologie en général après la fin du xve siècle. Ces effets potentiellement délétères de l’unité chinoise se sont de nouveau manifestés dans la Chine moderne, notamment dans les années 1960-1970 avec la folie de la Révolution culturelle, lorsqu’une poignée de dirigeants décida de fermer cinq années durant l’accès au système scolaire tout entier.
L’unité de la Chine et la perpétuelle désunion de l’Europe ont toutes deux une longue histoire. Les régions les plus productives de la Chine moderne ont été politiquement unies pour la première fois en 221 av. J.-C. et le sont restées, pour l’essentiel, depuis. La Chine n’a qu’un seul système d’écriture depuis le début de l’« alphabétisation », une seule langue dominante depuis un bon moment, et une large unité culturelle depuis 2 000 ans. En comparaison, l’Europe n’a jamais été proche, fût-ce vaguement, de l’Unité politique : elle était encore éclatée en un millier de petits Etats indépendants au 14è siècle et en un demi-millier en 1500 ; dans les années 1980, ce nombre était tombé à 25 États, mais il approche de nouveau des 40 au moment où j’écris cette phrase. L’Europe possède encore 45 langues, chacune avec son alphabet modifié, et se caractérise par une diversité culturelle encore plus grande. Les désaccords qui continuent aujourd’hui à déjouer les efforts, même modestes, d’unification européenne dans le cadre de la CEE sont symptomatiques de cette culture européenne de la désunion. Pour comprendre comment la Chine a perdu sa prééminence politique et technologique au profit de l’Europe, il faut donc comprendre l’unité chronique de la Chine en même temps que la désunion chronique de l’Europe. Une fois encore, les cartes suggèrent la réponse. L’Europe possède des côtes fortement découpées, avec cinq grandes péninsules comparables à des îles par leur isolement et qui toutes ont donné naissance à des langues, à des groupes ethniques et à des gouvernements indépendants : la Grèce, l’Italie, l’Ibérie, le Danemark et l’ensemble Norvège/Suède. La côte de la Chine est beaucoup plus lisse et seule a acquis une importance séparée la Péninsule coréenne voisine. L’Europe a deux îles (la Grande-Bretagne et l’Irlande) assez grandes pour affirmer leur indépendance politique et conserver leur langue et leur identité ethnique, l’une d’elles (la Grande-Bretagne) étant même assez grande et proche pour devenir une grande puissance européenne indépendante. A l’opposé, même les deux plus grandes îles de la Chine, Taiwan et Hainan sont chacune au moins moitié moins grandes que l’Irlande ; et aucune n’avait été une grande puissance indépendante avant l’émergence de Taiwan, dans les dernières décennies ; par ailleurs, l’isolement géographique du Japon l’a maintenu encore récemment beaucoup plus isolé politiquement du continent asiatique que la Grande-Bretagne ne l’était du continent européen. L’Europe est découpée en unités linguistiques, ethniques et politiques indépendantes par des chaînes de montagnes (Alpes, Pyrénées, Carpates, sans oublier les montagnes limitrophes de la Norvège), tandis que les montagnes de la Chine, à l’est du plateau tibétain, représentent des barrières beaucoup moins formidables. Le cœur de la Chine est relié d’est en ouest par deux longs systèmes fluviaux navigables dans de riches vallées alluviales (les fleuves Bleu et Jaune) ; de même, le nord et le sud sont rattachés par des liaisons assez faciles entre ces deux systèmes fluviaux (depuis peu, par des canaux). En conséquence, la Chine a été de très bonne heure dominée par deux immenses centres géographiques de haute productivité, eux-mêmes faiblement séparés l’un de l’autre et finalement fondus en un seul ensemble. Les deux plus grands fleuves de l’Europe, le Rhin et le Danube, sont plus petits et relient une bien moindre partie de l’Europe. A la différence de la Chine, l’Europe possède maints petits centres épars, mais aucun assez grand pour dominer durablement les autres tandis que chacun est le centre d’Etats chroniquement indépendants.
Dès lors que la Chine a été enfin unifiée, en 221 av. J.-c., aucun autre Etat indépendant n’a eu la moindre chance de s’y affirmer et d’y persister durablement. Le pays a certes été déchiré à plusieurs reprises, mais il a toujours rétabli son unité. En revanche, l’unification de l’Europe a résisté aux efforts de conquérants aussi déterminés que Charlemagne, Napoléon et Hitler ; l’Empire romain lui-même, à son apogée, n’a jamais maîtrisé plus de la moitié de la superficie de l’Europe.
L’avantage initial de la Chine tenait donc à sa cohésion géographique liée à de modestes barrières intérieures. La Chine du Nord, la Chine du Sud, la côte et l’intérieur du pays ont apporté à la Chine finalement unifiée des cultures, du bétail, des technologies et des traits culturels différents. Par exemple, la culture du millet, la technologie du bronze et l’écriture sont nées en Chine du Nord, tandis que la culture du riz et la technologie de la fonte sont apparues en Chine du Sud. Tout au long de ces pages, j’ai insisté sur la diffusion de la technologie qui se produit en l’absence de barrières redoutables. Mais la cohésion de la Chine a fini par devenir un handicap, car la décision d’un despote suffisait à arrêter une innovation, ce qui fut le cas à maintes reprises. La balkanisation géographique de l’Europe s’est au contraire traduite par des douzaines, voire des centaines de ’ petits Etats et centres d’innovation indépendants et concurrents. Si un Etat ne donnait pas suite à une innovation particulière, un autre le faisait, obligeant les Etats voisins à emboîter le pas, sous peine de se laisser conquérir ou de rester économiquement à la traîne. Les barrières de l’Europe étaient suffisantes pour empêcher l’unification politique, mais insuffisantes pour empêcher l’essor de la technologie et des idées. Contrairement à la Chine, l’Europe n’a jamais eu de despote capable de tout verrouiller."
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