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Ignorés et incompris des Français, les mouvements "Tea party" témoignent du violent rejet de la parodie de démocratie que constitue le bipartisme.
Saint-Just avait raison : le combat pour la Justice se mène avec colère !
(A transmettre à Mitterrand le sordide qui diabolise ceux que confondent homosexualité et pédophilie parce qu’il n’auraient pas compris qu’il appelle "gosses" et "éphèbes" tous les adultes de cinq ans ses cadets.)
Après la Chambre des Représentants, les Démocrates viennent de l’emporter d’une voix au Sénat.
Ils disposeront donc de l’ensemble du pouvoir législatif, et n’auront pas à composer avec les Républicains.

Si vous connaissez quelqu’un qui hésite encore à s’inscrire sur les listes électorales, voici un argument très sérieux qui peut être décisif : de la personnalité du prochain Président de la République dépendra aussi la paix de monde.
Accessoirement, faites remarquer que les choses ne se passent pas si bien pour les deux favoris des sondages, donc que rien n’est joué à l’avance, la messe n’est pas dite.
Aujourd’hui encore, et depuis 1945, le siège permanent de la France au Conseil de sécurité de l’ONU et le droit de véto français ont été déterminants dans nombre de conflits pour que la voie diplomatique l’emporte sur l’option militaire.
Or, les discussions sont très avancées pour élargir le Conseil de sécurité et également pour remettre en cause le droit de véto.
Les scénarios à craindre seraient :
1. Que le conseil soit élargi à des pays satellites des U.S.A en nombre suffisant pour que ces derniers soient assurés de toujours disposer ainsi des majorités requises.
2. Qu’une évolution du droit de véto aboutisse à en priver la France.
3. Que le siège permanent français soit retiré à la France au profit du "ministre européen" des affaires étrangères, ce qui équivaudrait à donner une voix supplémentaire aux U.S.A., vu que l’Union européenne n’est que la façade civile de l’OTAN, contrôlée par les USA.
Dans tous ces cas, une diplomatie française docile, voire soumise, aboutirait à donner une plus grande liberté de manœuvres au pays qui s’est auto-proclamé "gendarme du monde" et où les dirigeants ont prouvés maitriser parfaitement la manipulation des opinions pour justifier l’injustifiable, la guerre.
Ce problème est d’un brulante actualité à l’ONU où l’on ignore pas l’importance de vote des Français sur ce dossier.
D’un seul coup, les paroles de Nicolas Sarkozy à New-York suscitent de nouvelles et graves interrogations : "Une France moins arrogante" ou encore "Je considère notre relation avec les Etats-Unis comme l’un des piliers de la politique étrangère au côté d’une Europe politique forte" sont évidemment des signes d’allégeance. Mais serait-ce aussi une façon de faire comprendre qu’il serait plus arrangeant, moins arrogant, sur la réforme en cours du Conseil de sécurité ?
On n’ose mettre cela en perspective avec d’autres déclarations de l’intéressé, qui prévoyait de ne postuler qu’à un seul mandat, puis d’arrêter la politique pour travailler dans le privé... Sachant que l’autre extrême-atlantiste européen Tony Blair s’apprête à rejoindre John Major au sein du Carlyle Group, ce sont là de terribles téléscopages... Mais n’a t-on pas le droit, ni même le devoir, d’y réfléchir sérieusement ?
Bien sûr, ces interrogations ne doivent pas concerner que le seul Nicolas Sarkozy : plus généralement, c’est l’UMP dans son ensemble qui étant une composante du PPE au Parlement européen, a accepté que ce PPE se prononce pour le transfert du siège français au futur "ministre européen", sans que ni Michèle Alliot-Marie ni personne ne s’en émeuve.
Enfin, les liens entre le clan Clinton et Ségolène Royal ne doivent laisser croire qu’existerait un atlantisme cool, un américanisme light, sympa. Les néoconservateurs sont aussi présents - et aussi dangereux - au sein du parti Démocrate que du parti Républicain.
Le monde aura plus que jamais besoin d’une France libre, indépendante et souveraine pour être en paix dans les années à venir. Voilà aussi pourquoi il faut tous s’inscrire pour pouvoir voter.
Et d’ici l’élection, il faudra agir pour que les masques tombent, que le jour venu, les Français sachent réellement pour qui ils votent.
Voici la dépêche qui m’est parvenue hier :
L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE À L’HEURE DE LA TRANSITION
New York, Dec 26 2006 12:00PM
La soixante et unième session de l’Assemblée générale est apparue, au cours des trois premiers mois, comme une phase de transition relativement active dans le processus de réforme de l’Organisation, affirme un communiqué de l’ONU.
« Du débat sur l’élargissement du Conseil de sécurité au renforcement du Conseil économique et social (ECOSOC), en passant par l’adoption de deux conventions internationales historiques, les États Membres se sont délibérément inscrits dans la logique de la mise en oeuvre des engagements pris lors du Sommet mondial de 2005 », indique un communiqué publié vendredi dernier à New York.
Ce dernier retrace non seulement l’ensemble des mesures adoptées par l’Assemblée générale depuis l’ouverture de sa session en septembre 2006 mais aussi les travaux de ses six Commissions spécialisées.