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L’incendie de la banque Marfin d’hier, en marge des manifestations à Athènes, se retrouve au cœur de toutes les manipulations politiques, dans le but de faire taire la contestation grandissante en Grèce.
De nombreuses interrogations subsistent sur la manière dont les évènements se sont déroulés, de même que sur l’identité des auteurs de l’incendie.
"Les ratifications qui restent à faire doivent continuer à suivre leur cours."
José Manuel Barroso, président de la Commission européenne
"Ce n’est pas de la bigoterie qu’être certain d’avoir raison ; mais cela l’est d’être incapable d’imaginer que l’on puisse se tromper."
Gilbert Keith Chesterton
C’est Hans-Gert Pöttering, le Président du parlement européen qui le dit.
(die Substanz des Verfassungsvertrags gewahrt wurde und die Entscheidungsbefugnisse des Parlaments ausgeweitet würden)
Voir "L’Europe cherche de nouvelles racines" dans le Frankfurter Allgemeinen Sonntagszeitung.
Voilà en quels termes la Commission européenne se moque des viticulteurs contraints d’arracher leurs vignes :
"Ces dernières années, l’UE a entrepris une réforme majeure des marchés agricoles. Ce processus se poursuit par des propositions pour le secteur vitivinicole visant à garantir un avenir radieux à une industrie où l’Europe dispose d’un avantage concurrentiel certain."
C’est extrait du Programme de la Commission pour 2007.
Un peu d’auto-satisfaction :
On annonçait dès le 20 septembre les mesures de la Commission contre le PMU et la Française des Jeux. Aujourd’hui, tout le monde en parle. Pour avoir l’info importante avant tout le monde, abonnez-vous à la Newsletter, c’est encore gratuit (et ça le restera pour ceux qui auront su en profiter) !

Notre Ministre se met ainsi en infraction sur un point essentiel du Traité de Maastricht : l’indépendance de la Banque Centrale Européenne, prévue très clairement par l’article 107 du traité, repris par l’article 7 des statuts de la BCE :
“Article 107
Dans l’exercice des pouvoirs et dans l’accomplissement des missions et des devoirs qui leur ont été conférés par le présent traité et les statuts du SEBC, ni la BCE, ni une banque centrale nationale, ni un membre quelconque de leurs organes de décision ne peuvent solliciter ni accepter des instructions des institutions ou organes communautaires, des gouvernements des États membres ou de tout autre organisme. Les institutions et organes communautaires ainsi que les gouvernements des États membres s’engagent à respecter ce principe et à ne pas chercher à influencer les membres des organes de décision de la BCE ou des banques centrales nationales dans l’accomplissement de leurs missions.”
Devons-nous comprendre que nous comptons un soutien de poids en la personne de Thierry Breton pour réclamer la dénonciation immédiate du traité de Maastricht ? Sinon, que ce traité n’a plus aucune valeur et qu’on peut tranquillement et publiquement s’assoir dessus ?
Après avoir entendu cette déclaration illégale, Jean-Claude Trichet serait suspecté de contrevenir également au traité et "d’accepter des instructions des gouvernements des États membres" s’il renonçait à l’augmentation prévue de 0,25% du taux REFI.
A moins que Thierry Breton et Jean-Claude Trichet n’aient secrètement décidé de suivre la devise de Robert Hersant : "il faut mieux être en avance d’une loi qu’en retard d’une guerre."
Bienvenue au club !
MAIS PERSONNE - SAUF NOUS - POUR EXIGER D’EN SORTIR