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Ignorés et incompris des Français, les mouvements "Tea party" témoignent du violent rejet de la parodie de démocratie que constitue le bipartisme.
Saint-Just avait raison : le combat pour la Justice se mène avec colère !
(A transmettre à Mitterrand le sordide qui diabolise ceux que confondent homosexualité et pédophilie parce qu’il n’auraient pas compris qu’il appelle "gosses" et "éphèbes" tous les adultes de cinq ans ses cadets.)
Après la Chambre des Représentants, les Démocrates viennent de l’emporter d’une voix au Sénat.
Ils disposeront donc de l’ensemble du pouvoir législatif, et n’auront pas à composer avec les Républicains.

La solution européenne, la nouvelle Agence européenne Frontex pour la coordination des frontières extérieures devait être opérationnelle dès la première quinzaine de juillet. Encore raté ! On attend toujours et pendant ce temps-là, quelques maigres moyens sont mis en place avec retard et l’Espagne voit ses partenaires traîner des pieds à faire appliquer les accords de Cotonou pour le rapatriement.
Restant dans sa logique européiste, le gouvernement espagnol croit tenir une solution en organisant dès ce mois-ci une réunion ministérielle de huit pays de la « frontière sud » de l’Europe, dont la France, pour élaborer une proposition globale de contrôle des frontières maritimes au sud de l’Europe, à destination du prochain sommet européen.
Solution totalement illusoire puisque les filières turques sont déjà en place depuis des mois ! C’est exactement comme lorsque l’on tente d’arrêter une inondation avec des digues de sable : si la pression est trop forte, on s’épuise en pure perte, l’eau trouvant toujours un chemin.
Les solutions efficaces sont connues de tous mais comme elle ne cadrent pas avec la logique de l’Union, on préfère mettre en place des brigades européennes totalement inefficaces, puiqu’elles ne feront que "gérer" le problème sans jamais le régler. Quand cet échec sera trop patent, on a déjà prévu qu’il faudra renforcer ces brigades, y consacrer plus de budget, leur donner plus de droits, bref l’éternelle politique de la fuite en avant, de l’entêtement dans l’erreur. C’est déjà ce que réclame la "Dame de fer espagnole", Maria Teresa Fernandez de La Vega : "Il nous faut plus de bateaux, plus d’avions, plus d’hélicoptères et beaucoup plus de personnel !"

Maria Teresa Fernandez de La Vega
Ces solutions réalistes et efficaces seraient d’une part, d’aider massivement les pays d’Afrique et plus particulièrement le maghreb, avec les milliards actuellement consacrés à financer les pays de l’Est - qui nous en remercie par le dumping fiscal et social - et d’autre part, utiliser immédiatement la clause de sauvegarde pour rétablir les contrôles aux frontières, pendant que l’on restaurerait l’autorité de l’Etat en recensant et en faisant appliquer rien que la loi mais toute la loi, aux émigrés déjà présents.
Seule cette politique permettrait aux africains de cesser de croire à un Eldorado et de se consacrer au développement de leurs pays. C’est la seule manière de déconnecter ce problème de flux migratoire -qui doit et peut être régler - de la xénophobie et du racisme. Cela permettra aussi d’envisager des régularisations (qu’il est totalement démagogique de cacher que certaines seront inévitables) sans craindre l’appel d’air qu’elles ont provoquées par le passé. C’est simple, mais contraire au dogme de européen.
Mais comme c’est la seule solution, tôt ou tard, nous y viendrons.
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