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L’incendie de la banque Marfin d’hier, en marge des manifestations à Athènes, se retrouve au cœur de toutes les manipulations politiques, dans le but de faire taire la contestation grandissante en Grèce.
De nombreuses interrogations subsistent sur la manière dont les évènements se sont déroulés, de même que sur l’identité des auteurs de l’incendie.
"Les ratifications qui restent à faire doivent continuer à suivre leur cours."
José Manuel Barroso, président de la Commission européenne
"Ce n’est pas de la bigoterie qu’être certain d’avoir raison ; mais cela l’est d’être incapable d’imaginer que l’on puisse se tromper."
Gilbert Keith Chesterton
C’est Hans-Gert Pöttering, le Président du parlement européen qui le dit.
(die Substanz des Verfassungsvertrags gewahrt wurde und die Entscheidungsbefugnisse des Parlaments ausgeweitet würden)
Voir "L’Europe cherche de nouvelles racines" dans le Frankfurter Allgemeinen Sonntagszeitung.
Voilà en quels termes la Commission européenne se moque des viticulteurs contraints d’arracher leurs vignes :
"Ces dernières années, l’UE a entrepris une réforme majeure des marchés agricoles. Ce processus se poursuit par des propositions pour le secteur vitivinicole visant à garantir un avenir radieux à une industrie où l’Europe dispose d’un avantage concurrentiel certain."
C’est extrait du Programme de la Commission pour 2007.
Un peu d’auto-satisfaction :
On annonçait dès le 20 septembre les mesures de la Commission contre le PMU et la Française des Jeux. Aujourd’hui, tout le monde en parle. Pour avoir l’info importante avant tout le monde, abonnez-vous à la Newsletter, c’est encore gratuit (et ça le restera pour ceux qui auront su en profiter) !

Le tollé est tel, notamment chez les PME, que les députés se sont saisis du problème.
Bien entendu, les "élus du peuple" ont la queue entre les jambes car ils ont approuvé à grand bruit la "dérégulation" du marché de l’énergie comme un grand signe de progrès et de modernité (c’est surtout pour offrir EDF sur un plateau aux fonds de pension américains que toute cette machinerie se met en place mais 95% de nos députés soit n’y comprennent rien, soit ont déjà baissé les bras).
Du coup, nos députés ont convoqué le PDG d’EDF pour une séance d’explications.
Comme vous le lirez en pièce jointe, le PDG - qui avait dû être chapitré par le gouvernement - s’est senti obligé de proposer un "retour transitoire au tarif régulé de l’électricité".
Quel aveu !!
Curieusement, on n’entend guère Madelin, Sarkozy, le MEDEF et tous les chantres du libéralisme sur ce dossier.
Mais ce n’est pas tout : le PDG a quand même précisé que ce retour vers un passé honni ne pourrait quand même se faire qu’à 3 conditions.
Et le pompon, c’est le deuxième condition. Je cite M. Gadonneix :
"La deuxième contrainte vise à s’inscrire dans une logique d’accompagnement et de transition dans la mise en place de l’ouverture totale du marché de l’énergie en Europe le 1er juillet 2007".
Quel charabia pour dire tout simplement que ce retour ne sera que provisoire car l’Europe exige une dérégulation totale à parir du 1er juillet 2007 (curieusement après nos élections) Mais le summum est atteint ensuite lorsque le PDG d’EDF explique que ce dispositif de retour provisoire au tarif régulé devra néanmoins "permettre aux opérateurs concurrents d’EDF de conserver leurs clients".
En d’autres termes, le premier bilan de la dérégulation du marché de l’électricité est le suivant :
a) - les PME ont vu leur facture d’électricité grimper de 70% b)- comme elles hurlent, le PDG d’EDF accepte, le 19 juillet, de leur refournir l’électricité au prix régulé par l’Etat c) - mais c’est provisoire car cela devra être terminé le 1er juillet 2007, une fois les élections françaises passées !! d) - enfin, le PDG d’EDF supplie les députés de faire en sorte que les concurrents d’EDF ne perdent pas leurs nouveaux clients.
En somme, c’est un PDG d’entreprise publique qui ne veut pas reprendre ses anciens clients pour leur accorder le tarif dérégulé et qui préfèrent qu’ils payent plein pot chez les concurrents étrangers....
François Asselineau, Conseiller de Paris
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