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Ignorés et incompris des Français, les mouvements "Tea party" témoignent du violent rejet de la parodie de démocratie que constitue le bipartisme.
Saint-Just avait raison : le combat pour la Justice se mène avec colère !
(A transmettre à Mitterrand le sordide qui diabolise ceux que confondent homosexualité et pédophilie parce qu’il n’auraient pas compris qu’il appelle "gosses" et "éphèbes" tous les adultes de cinq ans ses cadets.)
Après la Chambre des Représentants, les Démocrates viennent de l’emporter d’une voix au Sénat.
Ils disposeront donc de l’ensemble du pouvoir législatif, et n’auront pas à composer avec les Républicains.

Ne rêvons pas, rien n’est encore joué : il se peut que nos ministres capitulent, et laissent le commissaire européen Peter Mandelson et Pascal Lamy continuer leurs oeuvres. Cependant, si une lueur d’espoir subsiste, nous devons l’alimenter.
A cet effet, nous vous livrons les analyses éclairées de François Asselineau, telles quelles :
Ce qui est en train de se passer en matière agricole du côté de la Commission européenne et de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) relève du scandale absolu. C’est justement la raison pour laquelle personne ne vous en parlera.
De quoi s’agit-il ?
1) Depuis plusieurs années, le monde entier est lancé dans un nouveau cycle de démantèlement des réglementations aux échanges de marchandises et de services. C’est une affaire d’une importance extrême, cachée aux peuples.
Ce cycle de négociations - qui s’étale depuis déjà plusieurs années - est baptisé "Cycle de Doha" (car sa séance inaugurale s’est tenues à Doha, capitale de l’émirat de Qatar).
a) je rappelle que ces négociations - horriblement techniques - se tiennent dans le dos des peuples du monde entier alors qu’elles ont pourtant une importance économique et politique absolument colossale. C’est par exemple dans le cadre des négociations du cycle de l’Uruguay - qui conduisit aux Accords de Marrakech et à la création de l’OMC en 1994 - que furent décidés la suppression par l’Union européenne des derniers quotas textiles vis-à-vis de la Chine à partir du 1er janvier 2005.
C’est d’ailleurs l’un des "trucs" utilisés par ces négociateurs : prendre des engagements qui n’interviendront que 5 ou 10 ans après ; de telle sorte que les négociateurs peuvent se flatter d’être parvenus à un "succès", alors qu’ils laissent en réalité des bombes à retardement sociales énormes derrière eux. Dans l’exemple textile, c’est ce que l’on a vu : la France est en train d’accepter la destruction de ce qui lui restait d’industrie textile, au nom d’engagements pris dix ans auparavant par des négociateurs bruxellois.
b) je rappelle également que la relance d’un nouveau cycle de démantèlement des réglementations aux échanges s’est faite aussi dans le dos des peuples.
Quelle administration a soumis au pouvoir politique un bilan chiffré et argumenté - pour la France et pour le monde - des Accords de Marrakech, dix ans après leur signature ?
Réponse : aucune.
Quel responsable politique, en France, a donné son accord conscient et réfléchi, au vu d’une analyse stratégique approfondie, à l’ouverture de ce nouveau cycle de démantèlement de l’OMC (dit Cycle de Doha) par la Commission de Bruxelles ?
Réponse : aucun.
Pourquoi des décisions d’une ampleur réellement stratégiques sont-elles prises ainsi, sans que ni le peuple français ni ses dirigeants n’aient leur mot à dire et, encore moins, la possibilité de refuser ?
Réponse : parce que ce n’est plus de la compétence de la France mais de la compétence de la Commission de Bruxelles.
2) Depuis plusieurs mois, les négociations au sein de l’OMC pour ce nouveau cycle sont en train de s’orienter vers un échec probable.
Pourquoi ?
a) parce que les pays en voie de développement constatent que la "mondialisation" a enrichi une infime fraction de leur population mais a appauvri la grande majorité du reste et qu’elle a pour effet de laisser les entreprises des pays riches se livrer à une espèce prédation des richesses de leur pays et à monopoliser l’industrie naissante et les services.
Du coup bien des pays en voie de développement refusent de faire de nouvelles concessions aux pays riches en matière d’ouverture de leurs marchés intérieurs industriels et de services. Ils réclament une plus grande ouverture des marchés agricoles de pays riches.
b) parce que les Etats-Unis n’ont aucunement l’intention de réformer leur politique agricole non plus que de faire la moindre concessions supplémentaire.
En revanche, les Américains tablent sur le fait que la Commission européenne - qu’ils ont truffée de leurs agents et relais d’influence - va de nouveau être le ventre mou de la négociation. Car on sait bien à Washington que l’agriculture est très importante pour la France, l’Espagne, l’Italie et le Portugal (et aussi un peu pour la Pologne), mais on sait très bien aussi que les pays du nord de l’Europe n’en ont rien à faire et que leurs intérêts est justement de torpiller l’agricultures de pays du sud de l’Europe pour profiter de l’ouverture des marchés financiers aux sociétés anglo-saxonnes.
3) Du coup, et pour "sauver" les négociations, on assiste à un "forcing" d’enfer de la part de la Commission pour sacrifier... les intérêts fondamentaux de la France.
L’un des principaux agents d’influence dont disposent les États-Unis à Bruxelles est rien moins que... le négociateur de l’UE à l’OMC, le commissaire britannique Peter Mandelson !
Je rappelle à ceux qui sont venus m’écouter lors de mes conférences - et je l’apprends peut-être aux autres - que Peter Mandelson fut, à 23 ans !, le président de la Fédération de la Jeunesse Britannique. Il est de notoriété publique qu’il s’agissait d’une organisation membre de la « World Assembly of Youth », qui était elle-même un réseau d’influence mis sur pied et financé par la CIA américaine.
Au risque de faire perdre quelques illusions aux européistes et à tous ceux qui répètent en choeur leur leçon, à savoir "qu’il ne faut pas faire de l’Union européenne le bouc émissaire de nos insuffisances", force est de constater que le Commissaire dit "européen" Mandelson joue parfaitement le jeu des Américains.
Le gouvernement français a beau pleurnicher, protester, "taper du poing sur la table", j’en passe et des meilleures, M. Mandelson considère son mandat de négociation comme nul et non avenu et ne cesse de faire des concessions de plus en plus importantes au détriment de la France bien entendu.
La ficelle est tellement grosse et scandaleuse que l’on a assisté aujourd"hui à un énième "coup de sang" de notre pseudo-ministre de l’agriculture et de nos organisations syndicales agricoles, comme le révèlent les dépêches ci-infra.
La FNSEA et les Jeunes Agriculteurs (JA), les deux organisations du syndicalisme majoritaire français, dénoncent aujourd"hui "la stratégie suicidaire" du commissaires européen au Commerce Peter Mandelson qui consiste à faire en permanence des concessions sans qu’aucun des autres grands acteurs de la négociation de l’OMC ne bouge".
Mais nos syndicalistes agricoles font semblant de ne pas comprendre.
Ce n’est pas Mandelson qui a une "stratégie suicidaire" : c’est la FRANCE !
Car nous faisons défendre notre agriculture par... un Anglais et des cercles anglo-saxons, dont l’objectif cardinal est justement de détruire notre agriculture !!!
Pour donner une image, c’est exactement comme si un mari, que sa femme trompe avec le voisin du dessus qui est avocat, allait justement voir cet avocat pour négocier son divorce au motif qu’il habite dans le même immeuble.
Faire négocier ses intérêts vitaux par celui-là même qui veut les détruire, il fallait y songer ! C’est pourtant la magnifique stratégie française. Notre pauvre ministre de l’Agriculture en est réduit à "DÉPLORER" (cf. dépêche ci-dessous !!) Ainsi est prouvée, encore et encore, que l’Union européenne est une fantastique machine à détruire la France et ses intérêts les plus vitaux.
On ne peut plus continuer comme cela.
Nos européistes de droite comme de gauche sont en train de ruiner la France.
GOUVERNER, CE N’EST PAS "DÉPLORER" !!
Comme je ne cesse de le répéter depuis des années, il est IMPÉRATIF que la France prenne enfin les choses à bras-le corps.
Il n’y a pour cela qu’une seule solution : la France ne doit plus déléguer à quiconque le droit de négocier à sa place.
La France doit désormais NÉGOCIER ELLE-MÊME à l’OMC, comme le font tous les autres pays du monde sauf ceux cadenassés dans l’Union européenne, pour faire prévaloir SES INTERETS VITAUX.
Agir ainsi, ce sera remettre en cause le Traité de Rome ?
Et alors ???
Comme disait Charles de Gaulle : "les traités sont comme les roses et les jeunes filles, ça dure ce que ça dure..."
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